Header Ads

Header ADS

Kemi SEBA dans le cadre de sa tournée politique "Le pouvoir au peuple", le président de l'ONG Panafricatistes Kemi SEBA, a accordé un entretien exclusif à notre confrère de Golf TV Africa à son refus de séjour à Conakry.


Biographie de Kémi Séba


Stellio (Stélio) Gilles Robert Capo Chichi est né en France de parents béninois. D'autres origines (ivoirienne et haïtienne) lui ont cependant été parfois attribuées. Après un an et demi passé au sein de Nation of Islam à Paris, qui lui aurait donné ses bases idéologiques3 et ses capacités d'orateur31, il prône la « revalorisation de la race noire », qui passe selon lui par la « séparation » des Noirs et des Blancs (qu'il nomme « leucodermes ») « descendants d'esclavagistes colonisateurs » et qui selon lui, pour beaucoup, pratiquent encore le rejet des Noirs3. Il s'est présenté en 2007 comme un « militant de métier au service des citoyens victimes de racisme, à cause de la couleur foncée de leur peau », vivant « des dons de ses sympathisants, 300 à 600 euros par mois ».

Alliant panafricanisme et kémitisme, il participe à la fondation du groupuscule noir radical Parti kémite en 2002, dont il est pendant deux ans le porte-parole national, avant de quitter ce dernier le trouvant trop intégrationniste à son goût. En cette période il adopte le pseudonyme « Kémi Séba », transcription francisée d'un terme égyptien signifiant « Étoile Noire ».

Puis, en décembre 2004, il fonde la Tribu Ka, cette dernière organisation étant considérée comme un mouvement politico-mystique d'obédience kémite.


Séba apparaît sur la scène médiatique française en mai 2006 en réalisant une descente dans le quartier juif historique de la rue des Rosiers à Paris (4e arrondissement) en étant accompagné des militants de son groupuscule, la Tribu Ka. Cette opération a conduit le ministre de l'Intérieur à dissoudre l'organisation, en juillet 2006, pour « incitation à la haine raciale » et « antisémitisme ». Il a été par ailleurs, plusieurs fois condamné par la justice française pour provocation à la haine raciale, propos antisémites, outrages.

En juillet 2008, il se convertit à l'islam  après son séjour en prison et affirme avoir abandonné ses références « suprémacistes » au profit d'une vision « ethno-différencialiste », ne pensant plus que « l'homme blanc est le diable ».

Le 14 avril 2010, il est nommé « ministre francophone » de l'organisation afro-américaine New Black Panther Party (en) qui est basée à Washington, et représentant du prédicateur extrémiste noir Khalid Abdul Muhammad. Il reçoit à cette occasion le nom de « Kemiour Aarim Shabazz »

Le 14 juillet 2010, il annonce le lancement du Black Pempers Center, un centre de loisir destiné aux enfants noirs en France. Kémi Séba se justifie en niant que ce centre de loisir soit réservé aux enfants noirs mais qu'il est ouvert aux enfants de toutes origines dont les parents souhaitent qu'ils acquièrent une connaissance de l'Afrique .

En octobre 2012, Kémi Séba est frappé d'une interdiction d'entrer en Suisse alors qu'il doit y tenir une conférence à l'invitation de la branche suisse du mouvement d'extrême droite Égalité et Réconciliation, les autorités suisses craignant qu'il puisse à cette occasion troubler l'ordre public et lancer des appels à la haine raciale. Cette interdiction se reproduit lors de sa venue suivante le 18 mai 2013 à Genève.

Kémi Séba redevient en 2010 membre de la Nation of Islam avant de la quitter à nouveau en 2013. Il conseille depuis janvier 2013 le New Black Panther Party (sans pour autant en être membre). Il rejoint en 2014 l'école du pérennialisme et se fait depuis lors, un virulent défenseur des thèses de la « tradition primordiale », comme  il l'expose dans son second ouvrage Black Nihilism.

Il participe ou organise néanmoins des conférences, des manifestations politiques ou culturelles qui se déroulent en Afrique, en France, en Belgique et à Haïti.

En 2013, il sort un essai intitulé Supra-Négritude, traitant de la négritude, de l'histoire du panafricanisme et du retour à la terre mère des afro-descendants afin de contribuer au développement de leur continent51. En septembre 2014, il sort son second essai intitulé Black Nihilism et se fait arrêter le 13 septembre 2014 à la sortie de sa conférence de présentation de son ouvrage au théâtre de la Main d'Or, à Paris. Il est arrêté pour l'exécution d'une condamnation de 2008. Le sursis dont il avait à l'époque bénéficié avait été révoqué en 2011 pour le non-respect de sa mise à l'épreuve. Il est présenté le lendemain au parquet de Paris et purge sa peine.

En mars 2015, Kémi Séba est reçu par Mahmoud Ahmadinejad, pour parler de la nécessité de collaborer entre pays du Sud confrontés à ce qu'ils considèrent être l'impérialisme occidental. Le même mois, il reçoit à son retour à Dakar le prix de « la résistance africaine » à l'Institut africain de management.

Il est, en janvier-février 2017, l'initiateur de manifestations contre le franc CFA qui se sont déroulées dans plusieurs pays d'Afrique francophone. En août 2017, Kemi Seba recoit au Mali le grand prix du Mouvement Jeunesse Africaine Intellectuelle (MJA Intellect 2017), que ses organisateurs présentent comme une distinction pour son impact auprès des masses africaines et son travail de sensibilisation sur les questions relatives à la souveraineté sur le continent noir. Pendant qu’il s’apprête à quitter le pays, il est arrêté et contrôlé par Interpol à l'aéroport de Bamako qui l'interroge sur ses activités anti franc-CFA. Il est relâché au bout de 30 minutes.

En septembre 2017, Séba est accusé d'être « une menace grave pour l'ordre public » après avoir brûlé un billet de franc CFA afin de protester contre le manque de souveraineté monétaire qui touche les pays d'Afrique francophone. Il est expulsé du Sénégal vers la France60. En octobre 2017, il arrive à l'aéroport de Cotonou, où il y reçoit, d'après Xalima et Benin Web TV, un accueil triomphal6. Il décide dès lors de s'y installer et d'y continuer son combat politique.

En décembre 2017, il est invité à Moscou par l'intellectuel nationaliste russe Alexandre Douguine pour parler de la nécessité de créer une alliance géopolitique entre les mouvements prônant le panafricanisme et ceux prônant l'Eurasisme, afin d'unir leurs forces contre l'hégémonie d'Occident, et consolider le projet politique d'un monde multipolaire.

En janvier 2018, il est élu personnalité politique africaine de l'année 2017 par la chaîne Africanews, succédant ainsi au médecin congolais Denis Mukwege.

Le 2 mars 2018, Kémi Seba est refoulé de l'aéroport international de Conakry, alors qu'il venait en Guinée pour y donner une série de conférences portant sur sur les questions de souveraineté africaine conjointement avec le mouvement « Le peuple n’en veut plus ». Il est renvoyé à Cotonou.

Le 24 mars 2018, il se voit décerner par l'association américaine MIPAD, le prix américain « Most Influential People of African Descent » (MIPAD) qui récompense 100 personnes influentes en Afrique. Il refuse cependant de venir chercher à New York son trophée, déclarant qu'il est temps d'arrêter de recevoir des médailles à la mi-temps d'un combat qui à ses yeux, est loin d'être terminé.

Source : https://fr.wikipedia.org

Aucun commentaire

Images de thèmes de timhughes. Fourni par Blogger.